Partenariats avec le secteur privé

Introduction

Des partenariats de confiance

Jacqueline Coté Jacqueline Coté, World Business Council for Sustainable Development


Le Sommet de la Terre réuni à Rio en 1992 fut la première grande réunion organisée par l'ONU à laquelle le monde des affaires a largement participé. C'est là que les entreprises ont commencé à apprendre à contribuer à la quête d'un progrès durable. Et c'est aussi à cette occasion que les ONG et les gouvernements ont commencé à comprendre que l'entreprise, considérée jusqu'alors par beaucoup comme une source de développement non durable, pouvait être un partenaire puissant et contribuer à la durabilité écologique.

Pour faire des affaires, les entreprises font depuis longtemps appel aux partenariats. Les partenariats entre les entreprises sont aussi vieux que les échanges. Ils se fondent sur l'hypothèse selon laquelle toutes les parties prenantes sont gagnantes, avec des gains qui peuvent être partagés.

Les partenariats entre le monde des affaires et les gouvernements ne sont pas nouveaux non plus. Au départ, le but était de résoudre des problèmes auxquels ni l'une ni l'autre des deux parties ne pouvait s'attaquer seule. Par contre, les partenariats entre le monde des affaires et les ONG sont plus récents. Les données sont donc plus minces dans ce domaine - mais les choses bougent.

Tous les partenariats s'appuient sur des investissements solides en temps et en ressources; cet aspect est souvent sous-estimé. Les participants doivent poursuivre des objectifs similaires et épouser les mêmes valeurs - des synergies qui peuvent être utilisées pour créer une situation avantageuse pour tous. Mais il y a une limite au nombre de partenariats sérieux qu'une organisation peut établir.

Les 20 ans qui ont suivi la parution du rapport Brundtland ont révélé que non seulement le monde des affaires pouvait être un partenaire opérationnel dans le cadre des initiatives de développement durable, mais qu'il était prêt à apporter des idées et des ressources afin de rendre les économies écologiquement durables.

Pour répondre aux besoins futurs comme aux besoins actuels, le rapport Brundtland soulignait que «des choix douloureux s'imposent. En dernière analyse, le développement durable est bien une affaire de volonté politique».

La détermination politique est nécessaire mais elle n'est pas suffisante. Les choix douloureux dépendront de partenariats susceptibles de créer le climat de confiance nécessaire aux compromis politiques. Aucun secteur de la société ne peut à lui seul édifier un monde durable. Nous sommes tous concernés par ces problèmes. Les entreprises ne peuvent pas être florissantes dans une société en échec. C'est pourquoi le monde des affaires doit activement contribuer à apporter des solutions aux défis posés à la société.