Alliances entre organisations internationales

Janos Pasztor

Janos Pasztor, Directeur, Secrétariat du GGE, Genève

Janos Pasztor, ressortissant hongrois, a été nommé responsable du Secrétariat du Groupe de la gestion de l'environnement (GGE) en 2007. Il est entré à la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement en 1990 et, à partir de 1993, il a occupé des postes à responsabilité auprès de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Groupe de la gestion de l'environnement (GGE)

Un environnement - vers «une seule ONU»

Une approche novatrice de la coordination des initiatives liées à l'environnement a déjà tracé de nouvelles voies depuis 2003 et son champ d'action devrait encore s'élargir.

Si les différents organismes, fonds et programmes des Nations Unies recherchent des solutions aux problèmes environnementaux, l'un d'entre eux, le PNUE, se consacre exclusivement à l'environnement. Cependant, indépendamment de sa taille et de son budget, le PNUE ne saurait, à lui seul, s'affronter à tous ces problèmes. Il doit donc collaborer concrètement avec les autres agences onusiennes pour garantir la mise en oeuvre cohérente de ses activités en faveur de l'environnement - fondées sur des évaluations sérieuses - et exploiter au mieux ses ressources limitées.

En 1998, l'Assemblée générale des Nations Unies - consciente de la nécessité de renforcer la coopération et de mieux coordonner l'action environnementale, et forte de son expérience avec les mécanismes de coordination liés à l'environnement - décida de créer le Groupe de la gestion de l'environnement (GGE). L'ensemble des organismes, des fonds et des programmes de l'ONU, ainsi que les conventions multilatérales sur l'environnement en sont membres, sa présidence étant assurée par le Directeur exécutif du PNUE. Le GGE a pour vocation de privilégier la coopération dictée par un intérêt ou un thème particulier entre les organisations concernées, plutôt que la coordination traditionnelle, le but visé n'étant pas la coordination en tant que telle, mais la résolution participative des problèmes. Il en résulterait donc une meilleure coordination.

Le Secrétariat du GGE a été établi par le PNUE en 2003 à Genève. Plusieurs exercices de gestion des enjeux ont été mis en route, avec succès pour certains, par exemple, la rationalisation des obligations en matière de présentation de rapports entre les conventions relatives à la diversité biologique, ou la coopération à l'échelle de l'ONU en matière de produits chimiques. D'autres exercices sont en cours, notamment l'élaboration de directives pour des achats plus respectueux de l'environnement au sein de l'ONU. Le GGE est en train de faire l'inventaire de «qui fait quoi en matière d'environnement» au sein des Nations Unies.

Le Groupe de la gestion de l'environnement est en train d'établir une solide plate-forme de mise en réseau dans le domaine de l'environnement.

Le GGE a déjà ouvert une nouvelle voie mais il lui reste à exploiter toutes ses possibilités: pour traiter et résoudre plus de problèmes et pour encourager ses membres à s'engager davantage dans la gestion des enjeux pour l'environnement. Une convergence d'événements est en train de préparer une relance du GGE, notamment:

Le GGE peut faire toute la différence et il le fera. Pour y parvenir, il doit être considéré comme un outil précieux par ses membres dans la réalisation des objectifs de leurs organismes respectifs, plutôt par la valeur ajoutée de la coopération qu'en agissant chacun pour soi. Un élément déterminant à cet égard sera la création d'une solide plate-forme de mise en réseau associée à un système d'échange d'informations, une plate-forme qui sera en mesure de tenir les membres informés, mais qui aura aussi pour vocation de communiquer et de collaborer avec d'autres acteurs, bien au-delà de la famille des Nations Unies.

Il faut que le GGE puisse définir les enjeux stratégiques qui concernent ses membres, et les domaines dans lesquels une coopération s'impose. Il devra aussi avoir une action concrète afin de résoudre les problèmes rapidement, de produire des résultats, par exemple une ONU «neutre en carbone» dans un avenir proche. Enfin, tout cela doit aboutir à une action cohérente menée par les différentes agences onusiennes à l'échelle des pays.

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