Développement durable:
le social et l'environnement

Travailler avec le «capital humain»

CARE International entretient un partenariat de longue date avec le WWF, dont le siège se trouve non loin de Genève. Ce partenariat a débuté en 2002, à l'occasion du Sommet mondial pour le développement durable, lorsque CARE et le WWF ont lancé un appel pour une plus grande justice sociale et environnementale. L'engagement à adopter des approches communautaires en matière de conservation des forêts que contenait la Déclaration finale de Johannesburg résulte directement de cette initiative et a servi de tribune aux initiatives de sensibilisation que lancèrent dans la foulée des ONG nationales et internationales.

En sa qualité de «capitale humanitaire», Genève réunit un large éventail d'intervenants et il est intéressant de noter à cet égard que si New York a toujours constitué un pôle central pour des questions d'ordre plus politique liées à la paix et à la sécurité internationales, Genève s'est davantage concentrée sur la dimension opérationnelle de la réponse humanitaire, laquelle constitue une priorité pour CARE. Cette organisation entretient depuis longtemps des relations avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNUNHCR) ainsi qu'avec le mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, aussi bien le CICR que la Fédération internationale.

CARE est également très active dans le domaine de la santé, en particulier concernant le VIH-sida. Genève accueille non seulement l'OMS et ONUSIDA mais aussi le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme.

Plusieurs mécanismes de coordination des ONG d'une importance cruciale pour CARE sont eux aussi installés à Genève. La coopération et la coordination entre les divers acteurs est cruciale dans le contexte international actuel et le rôle que jouent les mécanismes de coordination qui se trouvent dans la région genevoise a pris de l'importance ces dernières années.

Renseignements fournis par Denis Caillaux, Secrétaire général de CARE International.

www.unece.org

La Convention de la CEE-ONU sur l'eau et la santé

Dans la seule région de la CEE-ONU*, un nombre de personnes estimé à 120 millions n'ont pas accès à l'eau potable et à des systèmes adéquats d'assainissement, soit une personne sur sept, ce qui les rend vulnérables aux maladies liées à l'eau, comme le choléra, la dysenterie bacillaire, l'infection à E.coli, l'hépatite virale A et la typhoïde. Une eau plus propre et une meilleure hygiène permettraient d'éviter plus de 30 millions de cas de maladies liées à l'eau chaque année en Europe.

Le Protocole de 1999 sur l'eau et la santé, entré en vigueur en 2005, est le premier cadre juridique international visant à prévenir, combattre et faire reculer les maladies liées à l'eau en Europe. Pour atteindre ces buts, les Parties doivent fixer des objectifs nationaux et locaux concernant la qualité de l'eau potable, des eaux usées rejetées, ainsi que les niveaux de résultat des systèmes d'approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées.

Ce Protocole complète la Convention sur la protection et l'utilisation des cours d'eau transfrontières et des lacs internationaux, CEE-ONU 1992. Les fonctions de secrétariat pour le Protocole et de coordination de sa mise en oeuvre sont assurées en collaboration avec le Bureau régional pour l'Europe de l'Organisation mondiale de la santé. Ce dernier traite des aspects liés à la santé, les questions juridiques et de procédure incombant à la CEE-ONU. Ces deux institutions ont coparrainé la première réunion des Parties au Protocole qui s'est tenue du 17 au 19 janvier 2007 au Palais des Nations à Genève.

* Les États-Unis et le Canada sont aussi membres de la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe.

www.unece.org

UNECE Water ans Health Convention

Le Shelter Center et ONU-Habitat

L'attention des médias s'est focalisée sur les questions environnementales lorsque l'International Shelter Centre Group a organisé sa conférence biannuelle à Genève, en novembre 2006, à l'initiative d'ONU-HABITAT et du Secrétariat de CARE International, établi à Genève. Trop souvent, les planificateurs des mesures d'urgence ne tiennent pas compte de l'environnement, et les dommages écologiques n'apparaissent souvent qu'après leur départ. Quant aux spécialistes de l'environnement, ils sont généralement consultés trop tard, une fois que les programmes ont été mis en route. Charles Kelly et David Stone, de Care International, ont fait observer qu'une évaluation normale de l'environnement peut prendre plusieurs années. La boîte à outils pour l'Évaluation rapide de l'environnement (ERE) qu'ils ont présentée à cette conférence offre une solution de remplacement qui devrait permettre d'évaluer les dommages éventuels en l'espace de deux ou trois jours seulement. Genève, où se concentrent de nombreuses organisations humanitaires, d'intervention d'urgence et de secours, est donc une ville clé pour les partenariats, et le Shelter Centre vient d'ailleurs d'y ouvrir une antenne, sous les auspices de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

www.sheltercentre.org

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNUNHCR)

Les préoccupations liées à l'environnement sont intégrées, dès le début, dans toutes les opérations de l'UNUNHCR, qui encourage les réfugiés et les populations locales à participer à la protection de l'environnement. En 1995, un système de surveillance a été établi en 1995, et «Verdissez vos camps» a été choisi comme thème par l'UNUNHCR pour la Journée mondiale de l'environnement 2005. L'Office a publié des principes directeurs concernant les réfugiés et l'environnement, la sylviculture, les opérations d'aide aux réfugiés et la gestion de l'environnement, les économies d'énergie, les combustibles de remplacement et les fourneaux, les pratiques agricoles rationnelles et l'élevage. Il a aussi adopté des lignes directrices pour des achats plus respectueux de l'environnement et a mis sur pied un programme interne de recyclage. Le budget consacré par l'UNUNHCR à l'environnement représente 5% de son budget total qui se monte à 1 milliard de dollars.

www.unhcr.org

Refugees leaving Aisha camp

Des réfugiées s'apprêtant à quitter le camp d'Aïsha démontent leur tukul (hutte traditionnelle) de façon à pouvoir réutiliser le bois pour construire un nouvel abris une fois rentrés chez eux. ©UNHCR/B.Heger