Partenariats avec le secteur privé

George Kell

George Kell
est Directeur exécutif du Bureau du Pacte mondial des Nations Unies

Pacte mondial

Faire face aux réalités: se mettre à l'heure de l'entreprise

Le Pacte mondial des Nations Unies tisse des liens entre le monde des affaires et les institutions des Nations Unies, le monde du travail, la société civile et les gouvernements, dans le but de promouvoir dix principes universels dans les domaines des droits de l'homme, du droit du travail, de l'environnement et de la lutte contre la corruption. Porté par la synergie d'une action collective, le Pacte mondial s'efforce d'intégrer ces dix principes aux activités économiques partout dans le monde et de catalyser les initiatives de soutien aux objectifs plus larges de l'ONU. Fort de près de 4000 participants dans plus de 100 pays, il représente la plus grande initiative volontaire du monde en faveur du civisme dans les relations d'affaires.

Les principes écologiques qui sous-tendent le Pacte mondial sont extraits de la Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement; il s'agit, pour les entreprises et autres parties prenantes, de respecter le principe de précaution face aux problèmes touchant l'environnement, d'entreprendre des initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité en matière d'environnement et d'encourager la mise au point et la diffusion de technologies respectueuses de l'environnement.

Actuellement, d'innombrables pratiques commerciales et partenariats intersectoriels fondent leur éthique sur les dix principes définis par le Pacte mondial. Les marchés financiers ont pris des mesures pour tenir compte des impacts potentiels des entreprises aux niveaux social et environnemental. Nous comprenons mieux aujourd'hui que les mesures volontaires et réglementaires sont en fait complémentaires. En outre, de nos jours, le concept moderne de responsabilité de l'entreprise est beaucoup mieux connu et accepté qu'il y a dix ans.

Ces progrès et ces activités ne sauraient pour autant occulter le fait que la mondialisation est néanmoins une expérience imparfaite. Aujourd'hui peut-être plus que jamais, le monde des affaires - en partenariat avec les Nations Unies et d'autres acteurs - a la possibilité de s'assurer que la mondialisation et le commerce prennent une voie qui permettra aux économies, aux sociétés et aux populations du monde entier de cueillir le fruit de ces activités.

Ainsi, le Sommet des dirigeants se réunit tous les trois ans, le thème de la conférence de 2007 étant «Faire face aux réalités: se mettre à l'heure de l'entreprise» - la plus grande manifestation jamais organisée par les Nations Unies sur le thème du civisme dans les relations d'affaire. Ces sommets offrent aux ministres une occasion unique d'avoir des échanges avec des cadres du secteur privé et de la société civile venus des quatre coins du monde sur le thème du civisme dans les relations d'affaire. Les participants se réunissent le plus souvent autour d'une table ronde, avec quelques rares exposés plus conventionnels.

Ces sommets sont aussi une tribune pour faire des annonces et entreprendre des activités qui feront date. Au programme de la réunion de 2007, on peut citer: présentation d'études phares réalisées par des cabinets conseils réputés visant à identifier les tendances actuelles en termes de responsabilité des entreprises et lancement des Principes pour un enseignement commercial responsable par des universitaires participant au Sommet et déclaration donnant l'orientation future de l'Initiative du Pacte mondial.

www.unglobalcompact.org